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Tout a commencé par un simple doigt d’honneur.
Comme dans un film de super-héros parodique, je combattais un chat volant gonflé à l’hélium. La bestiole enfin vaincue, je me mets en quête de la suite du scénario lorsqu’un camion manque de m’écraser. Reflexe inhabituel, mes deux majeurs se tendent bien haut en direction des jeunes chauffards… et le cauchemar commence. Une traque épuisante et angoissante.
Un policier commence par m’interpeller, je fuis instinctivement, et bientôt j’ai le monde entier à dos. Je me découvre fort heureusement des talents de ninja en matière de déplacement. Dans une des ô combiens nombreuses situations critiques, je me concentre et voyage dans l’espace – réminiscence de Hiro Nakamura. Pourtant, « les gens » me retrouvent étonnamment vite.
Refuge : chez M. où les habitants n’ont pas l’air d’avoir été touchés par la folie collective qui consiste à vouloir me mettre à mort. Un étage élevé d’un sombre immeuble. Repas et temps mort sont de mise. Hélas ! Bientôt les gens retrouvent ma trace. J’ai beau baisser les yeux, me cacher derrière mes mains, ils me reconnaissent très facilement. J’en appelle à la téléportation encore une fois, mais elle est capricieuse (manque de concentration ?). J’essaie plusieurs fois de rejoindre A., ancien ami enfoui dans mes souvenirs, en pensant à lui du plus fort que je peux, mais sans succès. Mes deux doigts sur mon front me font réaliser que ce déplacement instantané est celui de Sangoku…
Dernier recours : la chimère légendaire. Endormie dans une grande maison remplie de lave du sol aux plafonds, j’ose la réveiller – rien de tel qu’un cataclysme pour lutter contre un autre. Effrayante, elle ressemble au chien des Zoldik (HXH). Comme à son habitude, je suppose, elle commence à tout dévaster et mes poursuiveurs cèdent à la panique. (Je revois encore ce petit garçon essayant de se servir de la lave pour ouvrir un coffre hermétiquement clos, où je devine qu’y est placé son plus grand amour (quel qu’il soit), car il ne cesse de lui crier « je t’aime », manquant de se faire engloutir par la lave.)
La chimère casse tout. Les gens ne veulent pas croire qu’il s’agit de la légendaire. Ils comptent alors : 1, 2, 3… 7 ! Elle a brisé 7 choses, puis s’est arrêté. C’est bel et bien la chimère légendaire !
Dans le tumulte, je cours, je saute. Je fuis un groupe de gens et réalise qu’à leur tête est F ! Mon ami, toi aussi alors ? Pendant un instant notre ancienne rivalité au cross prend le dessus et nous faisons la course. Il me dépasse ! Je profite de sa vitesse pour balancer mon bras du plus fort que je peux dans la figure. J’estime que le choc aurait dû lui décoller la tête des épaules. Il s’arrête et dit quelque chose comme : « j’ai eu un peu mal »…
Fin : La chimère s’est calmée. Tout n’est plus que poussière. A l’écart de l’antre, je rejoins un ou deux inconnus. Je me laisser tomber à plat ventre et dessine un ange dans les cendres. Non, ce n’est pas un ange, mais un dessin étrange qui m’apparaît fort béatement à ce moment-là comme le signe d’un grand amour…
(Oui je sais, je suis fou :') |